Villa Renwart : La majorité PS sacrifie le patrimoine waremmien

Publié le lundi 25 janvier 2016

Il y a tout juste un an, Lionel Henrion et moi-même cosignions un communiqué de presse intitulé : "quand le patrimoine part en fumée". Ce communiqué demandait notamment à la Ville de faire le nécessaire afin que la Villa Renwart, un des rares bien digne d’intérêt architectural à Waremme soit préservé de la démolition.
A cette fin de préservation, nous demandions primo l’inscription de la Villa Renwart sur la liste de sauvegarde du patrimoine auprès de la Région Wallonne. Deuxio, à défaut d’engagement ferme du propriétaire quant à la restauration de son bien, nous demandions à la Ville d’entamer un projet d’étude de réhabilitation de ce site dans les plus brefs délais.   
A notre grande tristesse, comme pour beaucoup de Waremmiens d’ailleurs, nous avons appris que le collège avait donné son accord pour la démolition. A Waremme, la majorité PS sacrifie le patrimoine de la Ville.
Qu’a fait la Ville pour préserver ce bien ? RIEN. Des preuves ? Premièrement, aucun dossier n’a été rentré auprès de la Région pour préserver le bien. Deuxièmement : les exemples analogues sont légion : le château de la porte de Liège coupé en deux à la faveur d’un projet immobilier, la Villa du Fonds d’Or rasée pour un autre projet immobilier et l’exemple le plus récent avec les différents projets d’expansion immobilière rue Sous le château. Nous pouvons légitimement nous poser la question des choix posés par les autorités politiques depuis 20 ans dans ces dossiers. Nous l’écrivions déjà il y a un an, l’échevin en charge du dossier montre tout son talent d’orateur au conseil communal mais il n’a pu protéger les derniers grands édifices patrimoniaux présents sur notre territoire communal. Quand une Ville perd son patrimoine, elle perd son âme.
Vincent Mignolet avait d’ailleurs manié l’ironie il y a douze mois en nous accusant d’être des « indignés du sofa ». Cela fait pourtant 20 ans qu’il n’y a personne qui sort de son divan socialiste pour préserver le patrimoine architectural. Vincent Mignolet dira sans doute que le bien ne pouvait être préservé dans l’état mais pourquoi avoir laissé ce bien se dégrader pendant autant d’années ? Ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté la majorité sur ce dossier. 
La Ville avait-elle d’autres choix qu’un nouveau site rempli d’immeubles ? Bien sûr ! Le raisonnement appliqué par le PS est celui du passé. Il y avait possibilité de développer des synergies collaboratives autour du lieu. Pourquoi ne pas avoir tenté un type de financement collaboratif comme cela se construit pour ce type de projets dans certaines villes ? La Ville n’a rien essayé afin de préserver le bien ou d’aménager le terrain au profit des Waremmiens, c’est-ce que nous lui reprochons. 
La Ville est-elle la seule responsable de ce gâchis ? Bien évidemment, non. Le propriétaire porte également de lourdes responsabilités en ayant permis un tel délabrement. D’ailleurs, nous souhaiterions connaitre en détail, en vertu de la législation en vigueur, les sanctions appliquées par la Ville pour ce bien resté vide pendant de nombreuses années tout en ayant créé un véritable danger pour les riverains. 
Plus globalement, la gestion du développement immobilier pose beaucoup de questions à Waremme. Dans les prochaines années, plus de 1000 logements seront construits à Waremme. Si nous pouvons souscrire à la volonté de réhabilitation de chancres urbains comme ceux de Dengibeton et de la Râperie, le développement urbain ne peut pas aggraver les problèmes de congestion dans le centre-ville ni permettre la destruction de biens avec un intérêt architectural. 


Pour Waremme Ensemble,

Raphaël Dubois