130.000€ de subsides perdus pour concentrer les travaux en période pré-électorale.

Le marketing électoral de la majorité coûte cher aux waremmiens...

Publié le lundi 18 avril 2011

En cette période de mise sous tension pré-électorale, les poses de premières pierres, inaugurations, et lancements de projets vont bon train. Dans ce contexte, le conseil communal donnera son aval ce 4 avril pour lancer les appels d’offre de 5 chantiers bien nécessaires, de rénovations, et remplacements de châssis et de préfabriqués pour les écoles communales. Le timing n’est pas innocent puisque l’aboutissement des travaux devrait tomber en pleine campagne électorale communale.

En soi, ce marketing électoral n’est pas répréhensible, il s’agit d’une sorte de privilège de la fonction, … sauf s’il se fait au détriment de l’efficacité, et de l’intérêt des waremmiens.

En l’occurrence, un étalement des travaux aurait permis d’obtenir, au moins, plus de 65 000€ de subsides supplémentaires. En effet, le dossier relatif au remplacement des châssis de l‘école de la Champanette a reçu un avis favorable du SGIPS (service général des infrastructures publiques subventionnées) et était donc éligible dans le cadre du PPT (programme prioritaire de travaux), ce qui aurait pu lui amener les subventions en question. Si on ajoute qu’aucun dossier n’a été rentré par l’administration communale waremmienne pour l’exécution des travaux « remise en état d’un bâtiment à Bettincourt », « remplacement des châssis à Oleye » (erreur double dans ce cas puisque ces travaux auraient pu être joints au dossier accepté, car ils concernent la même implantation), et « remplacement des châssis à Longchamps et protection des corniches », la somme dont il est question ici aurait pu être multipliée … Malheureusement pour nos élus locaux, le CECP (conseil de l’enseignement des communes et provinces) doit répartir équitablement les subsides annuels à travers les différentes communes qui requièrent son intervention. Par conséquent, sur les trois dossiers waremmiens de la ligne budgétaire 2010, seuls deux (Oleye : remplacement d’infrasructures inadaptées, et Haute-Wegge : remplacement d’un préfabriqué inadapté, création d’un réfectoire) ont été acceptés. Par contre, aucune trace de demande waremmienne sur la ligne budgétaire 2009 par exemple, là où d’autres fonds auraient pu légitimement - et facilement - être récoltés.

Ecolo Waremme salue le Ministre des bâtiments scolaires, Jean-Marc Nollet, qui, dans le but de mettre de l’ordre dans les demandes de subsides en urgence, a initié en 2001 ce programme cadre pour les travaux prioritaires (à l’époque PU et PTPN). Il a le mérite de clarifier l’octroi des subventions urgentes, d’amener de l’équité entre les différentes communes, au bénéfice des écoliers qui, peu importe leur milieu social, peuvent bénéficier d’améliorations dans leur environnement scolaire.

Ecolo Waremme déplore par contre que la commune de Waremme réalise sur fonds propres une série de travaux qui auraient pu être subventionnés à près de 90%. Ce comportement dépensier nous irrite en période de crise économique, et alors que la dette waremmienne ne cesse de croître. Serait-ce là le véritable coût du marketing électoral ?

Pour Ecolo Waremme,

Lionel Henrion