Débats au Conseil du 9 novembre

Publié le jeudi 26 novembre 2015

C’est sur les chapeaux de roue que nous avons abordé ce Conseil à l’ordre du jour ultra-dense. Après deux points de forme sur les cultes et les dernières modifications budgétaires de l’année, la fiscalité pour 2016 était au menu. Et si rien ne change par rapport à 2015, et bien notre insatisfaction par rapport à la taxe sur les terrasses n’a pas changé non plus et Marie-Noëlle Mottard ne s’est pas privée de le dire. Autre question qui a eu le mérite de déranger la majorité - et qui restera sans réponse : quelle politique se cache derrière l’inadéquation de la redevance pour la collecte des déchets verts, et son coût réel qui équivaut au double ?
Le point suivant, pour anodin qu’il puisse paraître (acheter une parcelle afin d’agrandir le cimetière, acheter deux bâtiments qui jouxtent l’hôtel de ville ... afin de l’agrandir) ne nous a pas convaincus car les montants envisagés ne nous ont pas paru réalistes, bien que l’opportunité d’effectuer ces transactions soit légitime.
Le point 5 - étude de rénovation urbaine, lèvera également, via Laurent Moor, la question dérangeante du bilan de la précédente étude de rénovation urbaine. L’échevin évitera soigneusement de répondre à la question et on se doute du pourquoi : aussi bien le site du Rèwe que celui de Dengibeton ont amené plus de problèmes que de subsides !
Bien que le point sur l’adaptation du règlement général de police soit d’ordre plutôt formel (une adaptation au sein de chaque commune de la zone), nous devons le relever, tant le travail réalisé en amont par notre directeur général fut conséquent.
Ensuite, l’intercommunale de soins de santé, l’aish (qui détient et gère entre autres notre hôpital Joseph Wauters) demande une garantie, un cautionnement d’emprunts réalisés qui pose beaucoup de questions. Pour les détails, voici mon intervention :

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intervention LH - AISH

. En résumé, alors que l’aish nous demande chaque année de participer à sa perte (alors que d’autres groupes hospitaliers sont bénéficiaires), c’est aujourd’hui sa banque qui nous demande de nous engager - sur des montants conséquents à notre échelle. Nous engager, pourquoi ? Si certains services sont très utiles à Waremme, d’autres (notamment à Seraing) périclitent. L’aish investit des sommes importantes qui seront (selon nous) inutiles au vu du développement de la couverture hospitalière régionale, des centres d’excellences que sont le CHU, le CHC - voyez la maquette de leur futur site à 15 minutes de Waremme : maquette Mont-Legia Il faut donc raison garder par rapport aux investissements en la matière, nous ne rivaliserons pas. Il est nécessaire de redéfinir la mission de cette intercommunale afin qu’elle soit en adéquation avec les besoins des waremmiens, que les investissements soient ciblés, et permettent de retrouver un équilibre financier ! Notre intervention a permis de convaincre le bourgmestre de modifier le point soumis au vote afin de nous dégager d’une trop grande implication, et de réétudier le dossier ensemble en commission. Nous nous opposerons néanmoins à tout cautionnement de la commune, c’est en contradiction avec la démarche initiale.
Place à la minorité ensuite, avec un point mis à l’ordre du jour afin de développer l’utilisation du vélo dans les transports scolaires. Un point à petit budget, comme je les aime ! Voici de plus amples explications sur ce point :

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Laurent Moor a ensuite interpellé le Collège sur l’état du site Dengibeton, peu entretenu, montrant des difficultés en matière de stationnement pour les riverains. La longue réponse témoignera de la pertinence de la question et de l’importance de la bonne prise en charge de ces points. Ce site inachevé nécessitera une attention importante à l’avenir.


Lionel Henrion