Débats au Conseil du 18 mai

Publié le lundi 15 juin 2015

10 points figuraient à l’ordre du jour de cette séance, 7 issus de la majorité, et 3 de la minorité. Pour la première partie, les finances étaient dûment mises à l’honneur : comptes du CPAS, de la commune, modification budgétaires. Nous avons salué -enfin- le respect des règles de forme pour les comptes du CPAS : ils ont été proposés avant le 30/6, ventilés entre compte budgétaire et compte de résultats, et le Conseil a pu recevoir les comptes qu’il validait (je sais, ça peut surprendre, mais il n’en a pas toujours été ainsi...). Dommage qu’il ait fallu passer par la tutelle pour que ces formes soient respectées.
Au niveau des comptes de la commune -qui reprennent les dépenses et recettes de l’année écoulée- il est difficile de s’opposer : soit ils sont fidèles à la réalité, soit ils ne le sont pas. Et pourtant ... nous nous insurgeons de ne pas pouvoir disposer de l’ensemble des informations légalement requises. En l’occurrence, c’est de ne pas avoir reçu la liste des subsides en nature qui nous fâche. Lorsque des ouvriers communaux effectuent des prestations pour des tiers ou des associations (ce que nous ne contestons pas, il en va de la vie de la ville) un élémentaire droit de regard doit être respecté afin d’éviter des dérives (comprenez : des prestations qui n’ont plus de lien ave l’intérêt général de la commune, mais uniquement l’intérêt particulier d’individus privilégiés...). Nous n’avons aucune garantie en la matière depuis plusieurs années et avons exigé le respect des règles !

Mais le point le plus surprenant du Conseil, c’était sans conteste le souhait de voter l’amendement de l’ordre du jour ; La majorité n’a pas souhaité aborder les points de mes amis R.Dubois et T.Bataille. Recourir à cette règle "anti-abus" pour éviter le débat démocratique sur deux suggestions constructives, quelle mesquinerie, quel mépris de la minorité, c’est un précédent ! (notons d’ailleurs que toute la majorité n’a pas participé au vote) Si une suggestion dérange, l’avantage d’une majorité, c’est qu’elle peut la refuser sans autre forme de procès, mais refuser le débat, c’est museler autant de waremmiens que la minorité représente.
Qu’à cela ne tienne, un de nos points sera néanmoins accepté : l’achat d’un broyeur (ou en tous cas son étude en interne) afin de limiter la quantité de déchets verts communaux. Il est en effet facile pour une commune de réutiliser le broyat de branches comme paillage contre les mauvaises herbes des accotements, ou encore d’amender les parterres avec d’autres déchets. Il en résulterait donc une économie de coût, d’autant que de multiples transports des ouvriers communaux vers le centre de traitement seraient également épargnés. Et finalement - on peut rêver - notons que plusieurs communes mettent à disposition leur broyeur pour les citoyens. Pourquoi pas donc un broyeur communal 1 à 2 week-ends par an dans chaque village et quartier, afin que nous puissions réutiliser les chutes des tailles des arbres, ou en minimiser le volume ?! Une proposition constructive qui sera donc bientôt envisagée grâce au vote unanime du Conseil !


Lionel Henrion