Débats au Conseil du 10 novembre

Publié le dimanche 16 novembre 2014

3 décisions assez importantes ont été prises ce 10 novembre :
Une réglementation visant les night-shops : ceux-ci disparaissent du centre-ville (défini à travers une dizaine de rues). Tous les magasins du centre fermeront donc au maximum à 20h, et 21h les vendredis. Les night-shops éventuels, en périphérie, devront eux fermer au plus tard à minuit. Tout le monde aura deviné que cette action vise à éliminer les débordements de la Place Rongvaux les week-ends. Nous ne pouvions nous y opposer (quoique la légalité du texte ne nous apparaissait pas évidente) car il est nécessaire de maintenir l’ordre, bien que nous craignons que, faute de couper le problème à la racine, il ne repousse tout aussi vite...
Une réglementation visant à diminuer les nuisances sonores : les marchands de vieux fers devront mettre leurs messages en sourdine après 17h ... et surtout avant 9h, quant aux débits de boissons, ils devront fermer au plus tard à 3h (situation déjà effective dans 99% des cas et qui ne dérange pas les cafetiers que nous avons rencontrés).
Et, last but not least : le règlement comportant la fiscalité communale pour 2015. Si les avis de la majorité et de la minorité sur les deux points précédents peuvent contenir des point communs, il n’en est pas de même ici. Ce n’est pas que nous n’avons pas été associés à la réflection ni même à une discussion sur la fiscalité (la commission ayant tourné court) mais que le fond nous est complètement étranger. Nous considérons la fiscalité comme un outil qui permet de mettre en oeuvre une politique, une vision pour la commune. En encourageant certains comportement et en en sanctionnant d’autres par exemple. Or ici, nous avons une majorité qui porte l’ensemble de ses taxes et redevances à leur "niveau suggéré" maximum sans autre procès. Par dessus tout, elle qualifie le processus "d’indexation" et non d’augmentation (nous vous laissons juge au vu des augmentations figurant dans le tableau ci-dessous, et de l’inflation ces dernières années) et en certifiant que "le citoyen ne sera pas touché". Décidément, les professeurs de communication ont fait du bon travail avec notre échevine !

Nous n’avons pas voté en faveur des augmentations figurant en rouge dans le tableau ci-dessus car :

- Il faut être cohérent et ne pas pénaliser les constructions de logements dès lors qu’on incite les gens à venir s’implanter dans les nouveaux quartiers saint-eloi et de la râperie, ni pénaliser les entreprises qui comptent venir s’implanter dans le futur zoning, ou contraire, il faut les encourager !

- Il faut être honnête quand on dit encourager les commerçants et quand on finance des études prônant l’amélioration de l’attractivité du centre-ville et ne pas pénaliser les commerçants qui prennent place sur le marché ou ceux qui développent des étalages et terrasses sur le domaine public.

- Nous nous abstiendrons par rapport aux taxes-déchets dans l’attente du budget 2015 et de voir l’ensemble de la politique qui sera menée pour encourager le tri, déficitaire à Waremme selon Intradel...
Notons également que la taxe sur les pilônes GSM, que nous demandions de manière répétée depuis la campagne électorale, a été implémentée, à notre grande satisfaction.
Nous n’insisterons pas d’avantage sur l’incroyable volte-face qui a amené la majorité a modifier en pleine séance son projet de taxe sur les terrasses et étalages et qui témoigne à elle seule du sérieux et de la profondeur de la réflexion préalable aux décisions prises. Nous pourrions en sourire (c’est d’ailleurs la seule réponse que nous avons eue) si ce n’était finalement l’ensemble des waremmiens qui est impacté par ces décisions, et en l’occurence en ce qui nous touche au plus profond : notre liberté de pouvoir disposer de nos revenus, de nos économies, de nos pensions !

Lionel Henrion